INTELLIGENCE TERROTORIALE : Intelligence tout court

21 06 2009

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L’auteur développe sa vision de l’Intelligence Territoriale et renvoie à un système de préhension où le niveau de lecture change les considérants. Au plan national, l’item est lié à la décentralisation ; au plan régional, c’est l’échelle méditerranéenne ; au plan mondial, l’optique du développement durable prévaut.

F ace aux enjeux actuels des temps présents en matière de développement, trois opportunités s’offrent à qui, en tant que décideur, veut en tirer avantage pour le plus grand nombre. Elles reposent toutes sur une véritable intelligence territoriale et se situent au niveau interne de chaque nation, au niveau régional et au niveau mondial. Au niveau de la nation, les forces à l’œuvre exigent de plus en plus de participation et donc d’autonomie dans la gestion des affaires locales.

Au niveau des ensembles régionaux, la construction d’ensembles complémentaires, économiquement et politiquement, représente une aspiration latente réelle et un impératif économique certain.

Au niveau mondial, les grands enjeux géo–stratégiques de toutes natures, notamment environnementaux, rendent nécessaires plus de coopération et d’action collective concertée.

Les actions à mener à ces trois niveaux doivent s’articuler de manière complémentaire pour être efficaces.

L’auteur développe sa vision de l’Intelligence Territoriale et renvoie à un système de préhension où le niveau de lecture change les considérants. Au plan national, l’item est lié à la décentralisation ; au plan régional, c’est l’échelle méditerranéenne ; au plan mondial, l’optique du développement durable prévaut.

Au niveau interne de chaque nation, décentralisation et autonomie

L’aspiration légitime à la reconnaissance de la spécificité des réalités locales et la demande de participation et d’autonomie des populations et de leurs élites doivent être utilisées comme leviers de développement.

Au Maroc, la politique de décentralisation doit jouer de manière totalement assumée pour donner, à toutes les Régions présentant un degré suffisant d’homogénéité historique et culturelle, toute l’autonomie qu’il faut pour que les énergies et les forces à l’oeuvre dans ces espaces soient mobilisées au profit des habitants, tout en veillant à ce qu’elles aient des retombées positives et produisent des effets d’entraînement sur le reste du territoire national.

L’affaire n’est pas aisée, tant il faut vaincre d’obstacles à la fois politiques et psychologiques pour se débarrasser des discours conventionnels et de la langue de bois traditionnelle. Les initiatives prises par le Maroc en matière de développement régional et l’intense activité royale dans toutes les Régions du pays indiquent la voie et ouvrent des perspectives fécondes.

Sans entrer dans les détails, cette démarche doit prévaloir de façon durable et s’accompagner de la mise en place d’organes et d’instruments favorisant l’action efficace adaptée à chaque cas. A cet égard, la création d’observatoires régionaux chargés de la collecte, de l’analyse et de la diffusion des données pertinentes qui concernent ces Régions sur tous les plans, devrait favoriser la préparation et la prise de décision par les élus locaux tout en représentant des plateformes de veille stratégique nécessaires pour qui veut agir à bon escient, les technologies de l’information démultipliant les potentialités.

Une fiscalité révisée, appropriée dans ses niveaux, ses modalités, son affectation et son recouvrement, devrait aller de pair avec ces actions pour accompagner le changement. De même, la poursuite en profondeur de l’action des Agences de développement régional devrait permettre l’intensification de leur impact et une mobilisation permanente des leviers nécessaires en matière d’investissement.

Au niveau des ensembles régionaux : du Maghreb à la Méditerranée

Dans cet esprit, l’Union du Maghreb est un impératif auquel il faudra bien se résoudre tôt ou tard, non certes pour quelque sentimental désir d’union ou lyrisme unioniste comme le monde arabe en a connu de nombreux, mais parce que le temps du mariage de raison est arrivé, imposé autant par la géopolitique que par le marché.

Il n’est nul besoin, pour ce faire, de croire à d’illusoires mots d’ordres qui empêchent de voir la réalité des intérêts réciproques qu’une telle union favoriserait et les capacités démultipliées d’influence qu’elle donnerait aux Etats de la région, notamment dans leurs dialogues, négociations avec le reste du monde en général, et avec l’Europe en particulier. Il suffit de construire ensemble dans des domaines privilégiés des projets à effets d’entraînement élevés, tels les projets énergétiques et d’infrastructures, qui serviront de trame à l’édification d’un ordre futur caractérisé par la paix, la stabilité, la concertation et le développement durable. Il est fréquent d’entendre dire que l’UMA est en panne à cause des différends algéro- marocains à propos du Sahara.

C’est exact jusqu’à un certain point. Les myopies de tous ordres empêchent de voir les exemples de coopération bilatérale qui fonctionnent en dépit des divergences (dans le domaine énergétique notamment : gazoduc Maghreb-Europe et interconnexions électriques) et de s’en servir comme leviers pour les multiplier et développer des zones particulières de coopération active.

Ils interdisent également de prendre la mesure des perspectives nouvelles qui s’ouvriront avec les changements qu’induira une politique d’Intelligence Territoriale bien conçue et appliquée au niveau national, dans laquelle chacun des pays du Maghreb devra s’engager en fonction de ses potentiels et de ses contraintes internes. A cet égard, le chantier de l’autoroute Fès-Oujda (plus de 1 milliard de Dollars d’investissement) s’inscrit dans cette logique positive. Il en va de même du réseau autoroutier algérien le long du littoral…

 

Driss ALAOUI MDAGHRI
Ancien Ministre et Prsident del’Association
 Marocaine de l’Intelligence Economique




INITIATION AUX OUTILS ET METHODES DE VEILLE SUR INTERNET

21 06 2009

Dans certains cas, les recherches d’information doivent être complétées par une démarche de veille, qui seule permettra d’assurer facilement et de manière réactive la mise à jour des connaissances sur le sujet étudié. Des outils facilitent cette démarche.

Image1InternetLes principes et differents types de veille sur Internet

 Ce qui distingue les activités de veille de la recherche d’information classique, c’est qu’elles s’inscrivent dans la durée et intègrent donc une dimension temporelle forte. En effet, si l’action de se documenter sur un sujet se pratique généralement à un instant donné, l’activités de veille consiste, au contraire, au maintien de la recherche documentaire dans le temps, en employant certaines méthodes et outils.

 Alors que les activités de veille classiques “hors réseaux” sont des méthodes bien connues et très largement employées à l’heure actuelle, force est de constater que les méthodes et outils disponibles pour pratiquer la veille sur internet sont récents et encore assez peu usités, et ce malgré la place croissante que la veille prend dans les processus de collecte et de diffusion d’informations. D’un point de vue pratique, les activités de veille peuvent par exemple permettre de suivre les évolutions d’une technologie particulière et/ou de suivre les nouveautés technologiques apparaissant dans un domaine d’activité donné, de surveiller un concurrent, de créer une revue de presse ou bien encore de mettre à jour régulièrement un site web…

 Pour rapatrier des informations, l’utilisateur peut pratiquer le “pull” ou le “push”. Le “pull” (qui signifie tirer) consiste à aller chercher, à extraire des informations suite à une action de l’utilisateur (la recherche sur un moteur de recherche classique constitue donc du « pull ».
Le “push” (qui signifie pousser), consiste à recevoir de l’information de manière systématique, la collecte étant initiée en amont une fois pour toute. Le “pull” et le “push” définissent donc plus la méthode de collecte des données que le type de veille effectuée par un utilisateur. Ainsi, la surveillance des modifications de pages web par le biais d’un logiciel donné constitue un type de veille qui peut impliquer le “pull” ou le “push”, selon la manière dont sont rapatriées les données : si c’est à l’initiative de l’utilisateur, il s’agit de “pull”, si c’est automatiquement dès l’apparition de modifications, par exemple , il s’agit de “push”.

Actions de veille sur Internet

 

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Les actions de veille sur internet sont principalement de trois types :

Répétition d’une même recherche sur un outil de recherche d’information

 Une action de veille peut s’exécuter par la répétition d’une même recherche sur un ou plusieurs outils de recherche. Ce type d’action de veille ne nécessite pasforcément d’outils spécifiques. Il peut s’agir tout simplement, pour un utilisateur, de répéter une recherche donnée à intervalle régulier, le principal inconvénient étant le caractère non systématique de cette action. Pou r remédier à cela, il existe des outils qui proposent à l’utilisateur de choisir ceux qu’il souhaite interroger, ainsi que la périodicité à laquelle doit s’effectuer la recherche (par exemple, Copernic dans sa version ” Agent Professional ” ).

Suivi de pages web

 Le suivi des modifications et nouveautés apparues sur certains sites Web choisis constitue une méthode performante pour pratiquer des activités de veille sur internet. Les principaux outils dédiés à cette tache sont les aspirateurs de sites (comme MemoWeb) et les agents de veille (comme WebSiteWatcher).

 Les aspirateurs de sites sont des outils de type logiciel qui permettent de rapatrier tout ou partie d’un site Web sur l’ordinateur, à intervalle régulier, afin d’en analyser les modifications. Ce type d’outil présente en outre l’avantage de pouvoir analyser les résultats “off line” (c’est à dire sans forcément être connecté sur internet) et de proposer parfois d’intéressants outils d’analyse des sites capturés.

 Les agents de veille sont des logiciels qui permettent de “pointer” sur des pages Web ; ils nécessitent pour la plupart d’être en configuration “on line” (c’est à dire connecté sur internet). Ils présentent la particularité de mettre en évidence les changements intervenus ou de rechercher l’apparition de mots clés spécifiques sur les pages surveillées (exemple : Webspector).
Suivant les outils, la surveillance peut s’effectuer selon des intervalles de temps définis par l’utilisateur ou non. Les résultats peuvent être consultés à l’initiative de l’utilisateur ou bien, par exemple, signalés automatiquement par courrier électronique lorsqu’une modification apparaît sur une page Web.

Les canaux d’information

 Le “webcasting” est une autre manière de pratiquer une activité de veille sur internet. Il s’agit de s’abonner à des canaux d’information sur une ou plusieurs thématique donnée (à ce titre, ce type de veille peut faire penser au mode de diffusion des informations utilisé par la télévision ou la radio), de recevoir automatiquement et de visualiser les dernières informations apparues sur le ou les canaux en question. Les domaines couverts par ces canaux d’informations sont cependant assez limités et généralistes, et concernent surtout des domaines comme le sport, la bourse. Les outils déployés sont de type logiciel ou non. Dans ce dernier cas, l’information réside dans une page Web, dont le contenu est rafraîchi à intervalle régulier ou à l’initiative de l’utilisateur.

 Le principal inconvénient de ces outils est de nécessiter d’être en configuration “on line”, et de générer un trafic de données conséquent. Après une période d’euphorie, ils se sont faits plus discrets.

 Depuis peu, le développement des blogs a permis la diffusion du “RSS”, qui fonctionne selon un procédé similaire et permet la diffusion d’actualités. Le RSS – Rich Site Summary” (Sommaire de site enrichi) ou “Really Simple Syndication” (Syndication vraiment simple), selon les traductions – correspond à la diffusion d’un fichier de texte balisé, généré à chaque mise à jour du site. L’usager peut lire ce fichier, ou “fil RSS”, qui correspond donc aux nouveautés du site, et même s’y abonner. Les flux RSS sont lus via un navigateur web ou un logiciel de messagerie (avec thunderbird, par exemple).

ENSSIBCellule FORMIST




LE POSITIONNEMENT DU MARKETING RELATIONNEL DANS L’ORGANISATION

21 06 2009

Définitions du Marketing relationnel

La littérature en Marketing fournit plusieurs définitions qui présentent une orientation commune quant au concept du Marketing relationnel. Comme l’a défini Berry (1983), ” le Marketing relationnel consiste à attirer, à maintenir et à renforcer la relation avec le client”.

Morgan et Hunt (1994) définissent le Marketing relationnel comme « un concept qui se rapporte à toutes les activités de Marketing visant à établir ,développer et maintenir une relation d’échange fructueuse » , cette définition intègre la notion du Marketing relationnel dans toutes les activités Marketing de l’entreprise.

Nous rejoignons Gronroos (1997) quand il définit le Marketing relationnel comme suit : « c’est l’identification, l’établissement, le maintien et le développement de relations avec les clients et les autres partenaires, avec profit, de manière à ce que les objectifs des parties impliquées soient rencontrés. Ceci est atteint suite à un échange mutuel et à l’accomplissement des promesses faites », cette définition appuie la notion d’échange et de relation et elle s’étend aux autres dimensions de l’entreprise, c’est une vision globale qui incite à une certaines coordinations entre les différents partenaires. Dans ce sens la relation doit s’établir et évoluer dans le temps en visant une implication à long terme et non une orientation à court terme ou ponctuelle ( Perrien 1998).

Pour Evans et Laskin (1994), « Le Marketing relationnel est une approche centrée sur le client , où l’entreprise cherche à créer des relations d’affaires de long terme avec les prospects et les clients existants ». Cette définition évoque la problématique de la fidélisation qui représente la préoccupation première de toute entreprise, c’est une stratégie qui identifie, maintient et accroît le rendement des meilleurs clients à travers une relation à une valeur ajoutée , interactive et axée sur le long terme (Barlow, 1992).

Le but d’une stratégie de Marketing relationnel est certes d’établir des relations de longue durée avec le client afin de gagner sa confiance et surtout de le fidéliser. Mais si on observe bien les multiples définitions du Marketing relationnel on note qu’aucune ne rejette l’idée d’étendre cette fonction à tous les acteurs de l’entreprise. Même si cette idée n’a pas été explicitement affirmée, personne ne peut nier qu’établir des relations à long terme, avec les clients ou entre les différents acteurs de l’entreprise ne ferait que favoriser la communication et améliorer la circulation des informations au sein même de l’entreprise.

En effet le Marketing relationnel s’attache plus au développement des relations avec chaque client éventuellement fructueux qu’à la conquête de parts de marché, même si le but principal est de développer les performances commerciales.

L’analyse se focalise sur un client individualisé et met l’accent sur le pilotage de relations durables. Ainsi, l’ambition de Christopher et al (1991) est de faire monter le client sur l’échelle de la fidélité en le ravissant par des produits et des services qui vont au-delà de ses attentes afin qu’il passe de la position de prospect à la position de prosélyte.





LE MARKETING DES SERVICES D’INFORMATION ET DE DOCUMENTATION : UNE ETUDE DOCUMENTAIRE

21 06 2009

bibliotheque

L’efficacite des techniques de marketing n’est plus à démontrer. Il en existe aujourd’hui de nombreuses applications spécifiques telles que le marketing bancaire, le marketing industriel, le marketing des services, le marketing politique, etc. Depuis les années soixante-dix, on a vu apparaître un certain nombre d’ouvrages et d’articles consacrés aux organismes publics et à but non lucratifs. L’ouvrage le plus important étant celui de Philip Kotler intitulé Marketing for non-profit organizations (édité pour la première fois en 1975). Le marketing des services d’information et de documentation s’est tout naturellement inscrit dans cette évolution.

Pour définir succinctement le marketing documentaire, nous rappellerons que c’est une adaptation de certaines techniques, issues des théories du marketing, à la gestion des services d’information et de documentation dans le but de permettre à l’organisation de s’adapter à son environnement, de connaître ses forces et faiblesses, et de mieux répondre ainsi aux différentes attentes de ses usagers. On peut parler d’une philosophie de gestion qui place l’usager des services documentaires au centre des préoccupations. L’objectif étant de développer au maximum les échanges entre le service d’information et les différentes catégories d’utilisateurs. Marketing et documentation se rejoignent donc autour des concepts de relation et d’échange.

 L’étude documentaire dont nous présentons ici les conclusions a été réalisée dans le cadre de l’Institut des cadres supérieurs de la vente. Elle aborde les questions suivantes : comment le marketing est-il intégré dans la formation des professionnels de l’information ? Qu’est-ce qui est fait pour promouvoir l’intégration du marketing dans la gestion des services d’information et de documentation ? Et quelles sont les techniques que ces services empruntent au marketing ?

Pour répondre à ces interrogations, nous avons recherché le maximum de documents publiés en langue française traitant du marketing documentaire. Nous avons réussi à en rassembler et analyser une quarantaine. Afin de savoir ce qui est fait pour sensibiliser les professionnels de l’information et de la documentation au marketing documentaire, nous nous sommes intéressée aux actions des organismes de formation ainsi qu’à celles des associations professionnelles de ce secteur.

Les moyens de faire connaître le marketing des services d’information et de documentation

Pour savoir si les professionnels ont suffisamment de moyens leur permettant de prendre connaissance de l’existence d’un marketing spécifique à leur activité, nous avons dégagé deux axes principaux d’investigation : la formation initiale et continue, et les manifestations professionnelles.

Le marketing dans la formation des professionnels de l’information

La formation initiale est la première étape de l’intégration du marketing dans les pratiques professionnelles. Vient ensuite la formation continue qu’assurent des associations et des institutions.

En ce qui concerne le marketing dans la formation initiale, nous avons surtout recueilli des informations relatives aux écoles étrangères (belge, québécoise, tunisienne, marocaine, sénégalaise, etc.). À l’École des sciences de l’information (ESI) de Rabat, par exemple, le marketing fait partie des cours d’un module de quatrième année. Il en est de même pour l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de Montréal, où les principes du marketing sont enseignés à tous les étudiants depuis 1986.

En France, les étudiants en sciences de l’information ont très peu d’heures de cours pour découvrir le marketing (ou « mercatique » dans certains établissements). Ces heures sont en général intégrées au module d’enseignement concernant le management des services d’information et de documentation (SID). On trouve des cours plus poussés de marketing à partir du niveau bac+4, pour la principale raison que le marketing est une discipline de gestion qui est essentiellement pratiquée par les cadres et responsables de services de documentation.








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